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Faux-semblant

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Mes ruminations vont bon train. Je vais voir ma psy vendredi midi, et je sais que ça les apaisera, pour un certain temps.

Je repense à mes relations d'avant J., notamment celle juste avant. Deux ans et demi quand même, à rester avec quelqu'un alors que je savais pertinemment au fond de moi que ce n'était pas de l'amour. Qu'un couple ça n'était pas ça, pas de blagues rabaissantes ensuite justifiées par le sempiternel "mais t'as vraiment pas d'humour !", pas de simili-projets toujours plus flous et brumeux destinés à m'endormir, pas de nombreux moments où, alors qu'il gagnait deux fois mon salaire, il oubliait son portefeuille, sa carte bleue, son chéquier lorsqu'il fallait, non pas payer pour moi, mais simplement partager une addition avec moi. Alors je payais pour lui, avec mon salaire deux fois moindre.
Je savais qu'un couple qui tient la route, ce n'est pas ces faux-semblants. Cette sensation, fugace et que je balayais bi…

Factice

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J'ai tergiversé mais il faut que j'écrive car c'est le seul remède que j'ai, n'ayant pas de prozac à portée de main (alors que je pense qu'un bon vieux prozac ferait certainement du bien à mon cerveau malade même si j'ai jamais essayé).
J'écris aussi pour essayer de me souvenir ce que je veux dire à ma psy, sans éluder, pour qu'elle comprenne car sinon je tourne autour du pot et on avance pas.
Mon toubib m'a arrêté 3 jours, jusqu'à lundi prochain. 3 jours, c'est pas grand chose mais le motif est plus inhabituel. "Syndrome anxio-depressif" a t-elle écrit, c'est la première fois qu'on écrivait ça pour moi. Il n'y aura qu'à ma psy que j'expliquerais la réalité de la raison pour laquelle je suis allée demander cet arrêt. Même pour le toubib, c'est la saison, la pression, les trajets, le manque de fer. Sauf que ce n'est rien de tout ça. Ce n'est pas que je n'arrive plus à aller à l'école. La …

Loving less in vain

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C'est toute ma contradiction, une aporie comme dirais ce bon vieux O.D., toute ma problématique, ma torture et ma planche de salut en même temps. Je suis abominablement jalouse, d'une jalousie névrotique. Cette brûlure atroce, ce froid dans le dos, et cette boule dans la gorge, qui me vient de mon enfance, et de cette habitude devenue névrose profonde de jalouser mon frangin. Elle me crucifie toujours aujourd'hui à intervalles réguliers. Elle s'exprime à basse intensité dans certains domaines de ma vie mais est une vraie tornade dans mon couple. Tornade que je fais taire au maximum, que j'essaie de "gérer" par mille stratagèmes, mille fuites, désespoirs, revirements, auto-persuasions, auto-analyses, haine de moi et tentative de l'affronter une bonne fois pour toutes, qui ne fonctionnent jamais vraiment...
Oui, mais voilà, comme dirais F., les plus gros jaloux projettent très souvent aussi leurs désirs d'aventures extra-conjugales sur leur conjoin…

Se prendre la tête

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Ca ne semble être que de la prise de tête, des chichis, des caprices, de la flemme mal placée, du dédain, du mépris, de l'absence de volonté de s'intégrer, de l’asocialité mal placée, une manière de faire son intéressante, son originale, son irréductible au groupe.
C'est peut-être un peu de tout ça à la fois. Mais j'ose espérer que c'est aussi autre chose que ça.
J'ai filé, je ne voulais pas aller au bar avec eux, en soirée. Je me suis barrée à l'anglaise, sans attendre mon reste, sans attendre qu'ils soient sortis, sans dire au revoir, me sentant plus légère à mesure que j'approchais du métro. Soulagée.
Parce que oui, c'est toujours, même à mon âge bientôt canonique, compliqué pour moi. Aller au bar avec eux. Des semi-inconnus, avec ce statut encore plus bâtard de gens que je connais un peu mais pas assez bien. Que je connais déjà un peu pour me sentir mal à l'aise avec certains pour des raisons personnelles, mais pas assez bien pour gére…

Beth/Rest

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C’est dur l’hiver. C’est dur d’assumer tout ces mensonges (les miens). C’est dur cette grisaille, ce froid, ce désœuvrement, se dire qu’il faut encore que je révise, alors que je pensais en avoir fini avec tout ça. Bon, et en même temps, quand je l’écris ici, ça me fait réaliser que c’est pas si dur quand même et qu’il faut pas pousser. 
Mais j’ai honte de mentir, je ment trop, sans vergogne. Je te quitte parce que je pars là bas. Je te quitte surtout parce que j’essaie de recoller les morceaux avec mon ex (avec qui ça ne marchera pas plus, parce que c’est moi le problème). Je te quitte parce que j’ai peur d’être ta première relation. Parce que je sais comment ça se finit. Ça finit comme ma mère, à être avec quelqu’un qui passe sa vie à courir après d’autres meufs en toute décontraction. J’en ai trop peur alors je ne fais rien. Et pourtant dieu sait le nombre de divorces, de familles recomposées, de séparations en tout genre, et les gens s’en remettent et refont leur vie. Presque c’est…

Feu de bengale

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Je largue, je largue, je largue. Je crois que c'est depuis que je sais que je peux puis que je vais quitter l'Ile-de-France. Je largue les amarres, je coupe toutes les branches (sur lesquelles je suis assise ?), bref, je me fritte avec tout le monde.
J'ai mis 20 jours à répondre à son texto donc je me suis pris une volée de bois vert. J'aurais du certes répondre, j'aurais pu répondre, et puis j'en avais marre et j'ai rien répondu pendant 20 jours. J'en pouvais plus de cette manie de souffler le chaud et le froid, de me dire "t'es sympa" puis "t'es chelou" (les deux étant sûrement vrai mais au bout d'un moment, ça saoule), cette agressivité sortie de nulle part quand on se voyait en groupe, être agressif ou se moquer ou ne pas m'adresser la parole, sans que je comprenne pourquoi, juste parce qu'il y avait d'autres gens. Ca devenait insupportable, pour qui n'aime pas être bousculée comme moi (certes, la vie…

Dépression saisonnière

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Tout est dans le titre, je crois. Cet été, j'allais bien, je comptais les jours jusqu'à l'école, il n'en restait plus beaucoup. Je le voyais, lui, et on savait qu'on allait sortir ensemble, on savait qu'on s'appréciait, et c'était bien. Je les voyais eux aussi, on est partis ensemble en vacances, c'était la fête, c'était le soleil, ça fait cliché à trois francs, mais c'était vrai, dans notre style décalé et chelou certes, mais c'était ça. J'allais à l'école en Île-de-France, j'avais prévu d'y rester, d'y demander mon affectation, dans un service à Paris, ou carrément au ministère (soyons fous) et continuer avec eux, avec lui.
Et puis, les choses ont déviées, lentement mais sûrement. Tout s'est quand même barré en live, faut dire ce qui est. Je vais partir de Paris, définitivement. J'ai eu la Bretagne, alors que je n'y aurais jamais cru. Peut-être Nantes à la limite, mais pas le fin fond de la Bretagne, qu…