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Se prendre la tête

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Ca ne semble être que de la prise de tête, des chichis, des caprices, de la flemme mal placée, du dédain, du mépris, de l'absence de volonté de s'intégrer, de l’asocialité mal placée, une manière de faire son intéressante, son originale, son irréductible au groupe.
C'est peut-être un peu de tout ça à la fois. Mais j'ose espérer que c'est aussi autre chose que ça.
J'ai filé, je ne voulais pas aller au bar avec eux, en soirée. Je me suis barrée à l'anglaise, sans attendre mon reste, sans attendre qu'ils soient sortis, sans dire au revoir, me sentant plus légère à mesure que j'approchais du métro. Soulagée.
Parce que oui, c'est toujours, même à mon âge bientôt canonique, compliqué pour moi. Aller au bar avec eux. Des semi-inconnus, avec ce statut encore plus bâtard de gens que je connais un peu mais pas assez bien. Que je connais déjà un peu pour me sentir mal à l'aise avec certains pour des raisons personnelles, mais pas assez bien pour gére…

Beth/Rest

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C’est dur l’hiver. C’est dur d’assumer tout ces mensonges (les miens). C’est dur cette grisaille, ce froid, ce désœuvrement, se dire qu’il faut encore que je révise, alors que je pensais en avoir fini avec tout ça. Bon, et en même temps, quand je l’écris ici, ça me fait réaliser que c’est pas si dur quand même et qu’il faut pas pousser. 
Mais j’ai honte de mentir, je ment trop, sans vergogne. Je te quitte parce que je pars là bas. Je te quitte surtout parce que j’essaie de recoller les morceaux avec mon ex (avec qui ça ne marchera pas plus, parce que c’est moi le problème). Je te quitte parce que j’ai peur d’être ta première relation. Parce que je sais comment ça se finit. Ça finit comme ma mère, à être avec quelqu’un qui passe sa vie à courir après d’autres meufs en toute décontraction. J’en ai trop peur alors je ne fais rien. Et pourtant dieu sait le nombre de divorces, de familles recomposées, de séparations en tout genre, et les gens s’en remettent et refont leur vie. Presque c’est…

Feu de bengale

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Je largue, je largue, je largue. Je crois que c'est depuis que je sais que je peux puis que je vais quitter l'Ile-de-France. Je largue les amarres, je coupe toutes les branches (sur lesquelles je suis assise ?), bref, je me fritte avec tout le monde.
J'ai mis 20 jours à répondre à son texto donc je me suis pris une volée de bois vert. J'aurais du certes répondre, j'aurais pu répondre, et puis j'en avais marre et j'ai rien répondu pendant 20 jours. J'en pouvais plus de cette manie de souffler le chaud et le froid, de me dire "t'es sympa" puis "t'es chelou" (les deux étant sûrement vrai mais au bout d'un moment, ça saoule), cette agressivité sortie de nulle part quand on se voyait en groupe, être agressif ou se moquer ou ne pas m'adresser la parole, sans que je comprenne pourquoi, juste parce qu'il y avait d'autres gens. Ca devenait insupportable, pour qui n'aime pas être bousculée comme moi (certes, la vie…

Dépression saisonnière

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Tout est dans le titre, je crois. Cet été, j'allais bien, je comptais les jours jusqu'à l'école, il n'en restait plus beaucoup. Je le voyais, lui, et on savait qu'on allait sortir ensemble, on savait qu'on s'appréciait, et c'était bien. Je les voyais eux aussi, on est partis ensemble en vacances, c'était la fête, c'était le soleil, ça fait cliché à trois francs, mais c'était vrai, dans notre style décalé et chelou certes, mais c'était ça. J'allais à l'école en Île-de-France, j'avais prévu d'y rester, d'y demander mon affectation, dans un service à Paris, ou carrément au ministère (soyons fous) et continuer avec eux, avec lui.
Et puis, les choses ont déviées, lentement mais sûrement. Tout s'est quand même barré en live, faut dire ce qui est. Je vais partir de Paris, définitivement. J'ai eu la Bretagne, alors que je n'y aurais jamais cru. Peut-être Nantes à la limite, mais pas le fin fond de la Bretagne, qu…

Les deux sont bien

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J'aime bien quand elle me dit ça. Les deux sont bien, t'en fais pas. C'est ce qu'elle me dit et j'aime bien. On s’affole pas, on respire, ça va le faire. On verra. J'ai mis ça comme mutations ou un truc du style :

- Finistère
- Côtes d'Armor
- Morbihan
- Ile et Vilaine (et pourtant, j'aime pas !)
- Loire Atlantique (me saoule aussi)
- Manche (what ?)
et Calvados enfin (y a jamais personne de nommé donc bon)...

Puis Paris, le 93...etc.

Je risque d'avoir un poste dans les 3 ou 4 premiers...Évidemment, j'ai regretté immédiatement après avoir modifié mes vœux. Maintenant, je ne peux plus donc les dès sont jetés. Faire appel ? Dire que finalement, je ne veux que le 93 ? Bof, je suis fatiguée maintenant. Et l'appel de la Bretagne est trop fort...



Sirius

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Alors voilà, c'est demain. Je vais essayer d'y aller pour 11h après ma mammographie (bordel de dieu ça aussi !) car ça servira à rien de lanterner plus longtemps.
Il faudra que je classe le Finistère et les Cotes d'Armor (ça va ensemble) et puis de l'autre coté Paris. Quel bloc mettre en premier ? L'Ile de France, la Bretagne ? La Bretonnie ou Paris ? Le ministère ou le Finistère ? (Qu'est ce qu'on se marre).
Je dois le faire demain à 11h, et je n'arrête pas de changer d'avis. Je pleure et je me lamente. Ce que je dois en fait trancher, c'est si je continue avec le rugbyman ou si je dis stop et je tue le truc dans l’œuf et que j'essaie de me remettre avec J. Parce que là, il veut bien qu'on ressaie mais il attendra pas 3 mois. Finalement, ce n'est pas tellement le ministère ou le Finistère, pas tellement mes amis ou le vide social (qui pourra toujours être comblé un minimum, même s'ils me manqueront terriblement).
C'est surt…

Finistère Nord

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Je ne la vois que la semaine prochaine et c’est dommage. Parce que j’aurais pu lui dire dès cette semaine toutes ces choses dont on a déjà parlé cent fois et qu’elle sait sur moi. Il a bien fallu que je décale, mais ça aurait été bien de lui dire encore une fois. Dire tout ça, qu’elle le reformule et l’approfondisse car il n’y a qu’elle qui sait dire tout ça aussi clairement, qui me fait accoucher de mes vérités, de ces choses que j’ai déjà en moi, que j’ai toujours su, et qui ne font que revenir encore et toujours.
Du coup, la semaine prochaine, il faudra que je lui dise que c’est reparti pour un tour avec un mec. Que j’ai beau cette fois y avoir été mollo et avoir retardé le moment fatidique où on est vraiment « sortis ensemble » (expression qui veut rien dire car on est beaucoup « sortis ensemble » au sens propre sans s’embrasser et maintenant on sort toujours comme avant sauf qu’on s’embrasse), je rejoue encore et toujours les mêmes choses, frénétiquement, inlassablement. 

Comme pa…