Comme d'habitude, j'en ai marre

Écrire, blogger ne change rien mais c'est toujours ça...En ce moment, ça va pas, comme d'hab' mais non, plus que d'hab je dirais. Dès que je part, dès que je m'éloigne un peu de chez moi, dès que je sors de mon train-train habituel, boulot et métro, mes idées noires me reprennent...Et ces idées sont toujours les mêmes : j'ai déjà raté ma vie, je déteste ce que je fais, j'en peux plus de m'abrutir avec mon boulot (et pourtant il n'est ni si chiant, ni si absurde), j'en peux plus de mes collègues, de Paris alors que j'ai toujours rêvé de vivre à l'étranger...Et je vois la vie des autres, les brillantes études, les super postes, les voyages et j'ai envie de tout laisser tomber...

Alors je me raccroche à pas grand chose, quelques espoirs, ce poste en Guyane ou à Mayotte alors que c'est pas des coins tranquilles et que je risque de me foutre plus dans la merde qu'autre chose...Probablement comme beaucoup de gens, j'ai envie d'habiter près d'une plage, tropicale ou non, en Irlande, en Angleterre, à Tahiti ou que sais-je...et avoir un métier manuel ou un autre genre de métier, être infirmière, par exemple...Et faire une croix définitive sur mes envies de métier trépidant, d'enquêtes et de poste intéressant au sein de mon administration alors que cela s'éloigne continuellement...Bref, j'en peux plus ! Et je dois encore me taper au bas mot un an et demi dans mon service chiant, c'est horrible, et sans voir pour l'instant un début de commencement de solution...

Bref, je broie du noir, je me noie dans un verre d'eau, je n'arrive pas du tout à faire la part des choses, à patienter, à apprécier ce que j'ai, sans comparer avec l'assiette du voisin. C'est totalement psychiatrique et très dur d'aller contre moi-même. Et pourtant, il n'y a pas grand chose à faire pour l'instant. A part bosser pour ce satané concours et serrer les dents au service avec les collègues emmerdants, tout en profitant des sympas. Mais j'en peux plus quand même, j'en peux plus, merde !

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