Garder sa motivation pour s'ouvrir aux autres ?



Je ne sais pas comment bien expliquer ce sentiment, cette sensation, mais j'ai quand même envie d'écrire dessus. Je suis une archi-angoissée de la vie sociale, surtout parce que je sais que mon équilibre dans ce domaine est très fragile et que cela me demande beaucoup d'efforts et d'énergie mentale pour arriver à quelque chose. Mes parents sont des solitaires et c'est clair que ça ne m'a pas aidé mais j'ai aussi ma responsabilité, surtout aujourd'hui.

Bref, en 2015 et 2016, j'étais à Sarrat puis dans mon nouveau poste et c'était plutôt un tourbillon de nouvelles rencontres, de relations plus ou moins suivies mais toujours agréables. Mais depuis quelques temps, je trouve que j'en reviens à mes vieux démons, que je me renferme, que je trouve mille défauts à des gens biens ou au contraire que je dis amen à des situations délétères. C'est difficile à expliquer mais je "ressens" physiquement que je ne suis pas dans une période positive, que le négatif de mon inconscient reprend le dessus, que je me renferme, sans avoir réussi à dépasser certains échecs, certains essoufflements. Je suis tentée de laisser tomber ces relations qui ne me satisfont pas ou pas assez car le questionnement sans fin me rend malade : "suis-je vraiment appréciée ?", "pourquoi est-ce qu'on ne m'apprecie pas ?" "quel est mon problème? ".(Dieu que j'aimerais un jour que quelqu'un me dise les choses sans prendre de gants).

Et je me demande si l'arrivée de l'été n'a pas non plus un rôle : souvenirs de ces étés solitaires avec la présence vague de mon frère quand l'école était pratiquement la seule à nous socialiser...Oui, aujourd'hui, je suis adulte et j'ai quand même un quarteron d'amis a faire vivre, il faut que j'aille voir ma chère A. et puis je vais bosser tout l'été de toute façon...Le mariage de F. aussi en août et pourtant je me dis : je vais bientôt ne plus voir mes collègues, les autres vont me narguer avec leurs clichés de vacances de rêve entre amis, même ma psy sera en congés  (oui, j'en suis là !!)...et je repars dans la déprime encore un peu plus et je m'anesthesie toute seule.

Ce qui m'aide c'est de me faire des plans pour la rentrée scolaire :  m'inscrire aux cours de langue, le club de sport dans la rue en face, l'amicale avec les voisins, ça c'est sympa ! Et puis l'été n'est pas si long...mais je sais que c'est bête de zapper cette période de l'année et de ne pas essayer d'enrayer cette demotivation qui recommence à me couper des autres. En tout cas, je suis une collègue arrangeante, fidèle au poste en juillet août...pour cause de trop grande angoisse des vacances !!!

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