Ma copine qui parle trop : suite et fin ?

Parmi les gens trop bavards pour moi dont je parlais dans mon premier article, il y a cette copine rencontré à ma formation à la nursery de Sarrat fin 2015.

J'ai pas tout de suite remarqué qu'elle parlait beaucoup, en tout cas ça devait être supportable pour moi au depart (et puis il faut dire qu'il y avait un sacré nombre de gens qui s'ecoutaient parler dans cette formation donc ça se voyait pas trop).

On s'entendait pas mal du tout, j'aimais bien sa vitalité et sa joie de l'époque, et on partageait un amour du Royaume-Uni. Elle courrait pas mal le gueux pendant la formation donc elle etait presque périphérique à notre groupe, on la voyait pas autant que les autres. Et puis ce n'était pas moi dont elle était la plus proche à Sarrat mais d 'une autre fille. 

Mais je me souviens de la fois où jai commencé a me dire que je ne pouvais pas en placer une quand j'étais avec elle, qu'elle avait toujourd un milliard de choses à dire avec comme sujet central : elle-même (et en même temps en restant assez secrète sur des choses plutôt importantes). C'était un peu avant ou après Noël, avant je crois puisqu'on avait du aller dans ce centre commercial pour des derniers cadeaux. Je me souviens de ma joie de me dire que j'allais faire une ballade avec une copine et en même temps de me dire "tu es contente, mais redescend sur terre parce que c'est ENCORE quelqu'un qui se fout de ce que tu as à dire et pour laquelle tu n'es qu'une oreille complaisante".

A partir de ce moment, sa façon de parler non stop a commencé à me troubler, puis à m'agacer, puis à me soûler franchement, tout ça au fil des mois. Mais tout en continuant à l'apprécier et à me faire du soucis pour elle  (syndrome de l'infirmière ou projection de ma propre peur de la solitude) puisque ses rapports avec les autres  (saoulés aussi ?) étaient parfois compliqués tout en restant cordiaux.

Après la fin de la formation, elle est venue me voir en stage  (deux fois il me semble mais je me souviens plus bien) mais la, comme pour nous tous je pense, la déprime post-formation l a atteint : elle trouvait que les gens ne donnaient plus de nouvelles...etc etc. En même temps, je trouvais qu'à part nous (oui c'est vantard) elle s'était plutôt acquoquinée avec des andouilles encore plus égocentriques qu'elle. Mais ça la rendait encore plus chiante a mes yeux, d'autant que (surement la encore par projection), je ne supporte pas les histoires de déception amicale des autres.

Bref, j'ai commencé petit à petit à craindre nos rencontres, à en ressortir vidée, à me dire que ça allait me porter tort dans mes relations avec le reste du groupe  qui commençait lentement à la black lister  (en fait je me débrouillais très bien pour m'embrouiller toute seule avec le reste du groupe mais c'est une autre histoire). Et puis ces conversations interminables  (à mes yeux), notamment la fois où on avait invité d'autres amis et que personne ne pouvait en placer une me décevait, m'attristait. Ca me faisait pitié pour moi, pour elle. Je comptais les heures jusqu'à ce qu'elle s'en aille. 

On s'est vu quelques fois cette année, apres le stage, ca se passait plutôt bien en apparence, sauf que voilà j'etais littéralement soulée par ses monologues, et je ne retenais que des choses négatives : son conflit avec son collègue, ses problèmes familiaux, sa tristesse à se sentir blacklistée par certains du groupe (les plus chiants aussi cela dit)...Je me sentais vraiment maltraitée, pas respectée par son peu d'écoute, son peu d'intérêt mais est-ce que c'était la réalité ou est-ce que ce n'est pas ce que je ressens au final avec tout le monde (à divers degrés)?

Il y a eu le voyage et je voyais bien qu'elle commençait à m'en vouloir. Pourtant, je m'étais démènée pour ce voyage, les billets d'avion pour tout le groupe, les dates, les horaires. Mais j attend sûrement une trop grande reconnaissance alors qu'on aime les gens pour ce qu'ils sont, pas ce qu'ils font. En tout cas, elle était pas très sympa, moi non  plus  car j'avais décidé de me faire respecter. Je ne sais pas quel a été exactement l'élément déclencheur pour elle, en tout cas après le voyage, cet événement dont elle m'avait parlé et qui a lieu aujourd'hui, elle ne m'y a pas invité (*musique dramatique*). Il n'y a que les deux gentils de la bande qui y sont allés  (elle ne s'embête plus je pense, à proposer au reste de la bande vu qu'ils disent non à chaque fois).

Elle ne prend plus de mes nouvelles  (mais en fait elle ne l'a jamais  vraiment fait), je lui ai donné le nom de son nouveau service au Circus puisqu'elle ne pouvait pas être là ce jour là mais elle s 'est bien gardé de me demander le mien et si j'étais contente...

Bref, oui elle est chiante et égoïste mais malgré tout, peut être stupidement, je tiens a elle et j'aimerais que l'on continue à avoir une relation amicale, mais je ne sais pas si celle que j'imagine est possible dans la réalité. Je ne veux pas d'une relation où mon amie tourne la tête quand je me risque à dire trois phrases, où mon amie monologue pendant une demi d'heure sans m'en laisser placer une, où mon amie m'apprend l'air de rien qu'elle répète derriere mon dos des trucs que je lui ai confié sous le sceau du secret, en plus aux personnes concernées par ces trucs négatifs que j'ai dit...Mes rares "vrais" amis ne sont pas comme ça et je ne veux pas souffrir dans une relation amicale  (j'en demande peut être trop). En tout cas, je veux me sentir respectée sinon appréciée, et pas avoir cette sensation horrible que je ressens tellement au quotidien : d'être un objet pour l'autre, juste un auditoire interchangeable, un psy gratuit qu'on jette quand on a fini de s'en servir...

Alors on verra comment ça évoluera...j'aimerais lui envoyer un message pour partager une futilité avec elle qui je sais la fera sourire...Ça, elle le faisait parfois pour moi alors je lui dois peut être au moins ça...













Commentaires

  1. Je me reconnais tellement dans cette histoire... Je suis toujours la bonne pomme qui écoute, encourage, sourit et fait rire... mais quand moi-même j'ai envie de parler, de partager, et bien l'autre en face a toujours mieux à faire, des amies meilleures que moi avec qui partager de "vrais moments". (Et vu avec qui elles s'entendent, j'imagine toujours des soirées où elles parlent toutes en même temps d'elles-même sans jamais écouter les autres).

    Pour ma santé mentale, j'ai arrêté de m'intéresser réellement à ces personnes, je les appelle des "vampires" car elles ne viennent que pour deux choses : soit parler d'elles et prendre mon soutien, soit quand elles voient que je ne vais pas bien, pour parler d'elles et de tout ce qu'il se passe de merveilleux dans leurs vies à elles.

    J'ai longtemps eu envie d'y croire, d'autant que je n'ai jamais vraiment eu d'amis (pour diverses raisons dont je suis plus, moins ou pas du tout fautive) mais maintenant plus. Et même si des fois j'en souffre, j'apprends à vivre avec moi-même, à me comprendre. :-)

    J'espère que tu réussiras à trouver un fil amical avec elle où vous serez toutes deux sur un pied d'égalité !

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  2. Merci Fugu Shima pour ce commentaire ! C'est sur que l'amitié demande des efforts réciproques et je ne prétend pas être moi même une sainte mais oui, quand on sent que l'on est qu'un auditoire interchangeable pour les peines ou les joies sans aucun partage ni considération...ce n'est juste pas jouable dans ces conditions et mieux vaut s'éloigner, tu as raison...

    Je doute que je trouve un modus vivendi avec cette copine parce qu'elle m'a quand même black listé à partir du moment où j'étais moins disponible...les torts sont partagés, c'est certain mais je ne crois pas qu'un équilibre soit possible.

    Bien à toi,

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