De la musique, des révisions et quelques angoisses

Ça m'énerve, ça m'angoisse, j'en ai marre...En septembre, pour la 3e fois depuis que je suis entrée dans mon administration, je vais passer un de ses concours  (je monte d'une (petite) marche à chaque concours, ouf !).

Mais je ne suis jamais sereine, je n'ai évidemment aucune confiance en moi, en mon travail,  en mon parcours, en mes potentielles capacités. C'est donc l'angoisse à chaque période de révisions avant concours, et peu importe mes résultats aux concours précédents, ou dans les postes que j'ai eu dans cette administration, je ne me sens jamais à la hauteur (bureau des pleurs, bonjour).

Cette année, de toutes façons, je ne pense pas passer ce nouveau concours "pour de vrai". En fait, j'aurais assez d'ancienneté  (4 ans) en septembre pour m'inscrire à la préparation interne de mon ministère à ce concours. J'irai donc aux épreuves en septembre en sachant déjà que la vraie préparation m'attend pour le concours 2018. Cela apaise mes angoisses et c'est en meme temps bien sûr du "reculer pour mieux sauter", de la procrastination sans fin dont je suis spécialiste !

Pourtant, j'aime bien ces moments à mon bureau avec un peu de musique et la fenêtre ouverte. J'apprends des trucs pas si inintéressants et l'objectif vaut quand même le coup.
C'est juste que j'ai de plus en plus de mal à me concentrer pour travailler efficacement mais aussi à éviter que ces moments de travail ne soient que des geysers d'angoisse sur tout et rien,  y compris des aspects de ma vie sans liens (apparents) avec les concours : les amis perdus ou ceux qui ont mieux réussis (et qui a priori font des choses plus gratifiantes que reviser pendant leurs week-ends), certains conflits familiaux qui me pèsent  (et meme si je suis pas directement impliquée dedans, mais au moins sommée de prendre partie), mon copain...

Ne pas être dans le rythme quotidien de la vie mais vissée à mon burlingue suscite de l'angoisse chez moi. Comme l'année derniere (ou plutôt en 2015), où j'ai passé six mois à me dire à quel point j'étais nulle pour finalement réussir...Il me faudrait trouver un equilibre entre confiance objective et pas aveugle en mes capacités et travail sérieux sur ce qui reste à ameliorer, sans angoisse ni comparaison ou retour sur le passé qui n'apporte rien, si ce n'est de la souffrance. Mais c'est plus fort que moi. J'attends comme le messie cette prépa de mon ministère parce que le cadre et le rythme me permettra probablement de moins gamberger...wait and see.

Commentaires

  1. Je me reconnais tellement (surtout la moi d'il y a quelques années). Réussir à lâcher prise a été une vraie bénédiction pour moi (pour tout ceux qui le pratiquent je pense d'ailleurs). Arrêter de s'angoisser et de se faire "ronger" par tout les tracas de la vie, et faire confiance (non aveuglément quand même) à nous et notre avenir...

    Courage, et bonne chance pour ce concours ! :-)

    RépondreSupprimer
  2. Merci encore Fugu Shima ! Oui l'angoisse est mauvaise conseillère et n'apporte jamais rien de bon...mais j'y replonge tant et plus (pour ne pas dire que je m'y complaît!). J'espère que tes voisins vont lâcher prise aussi et s'ouvrir à leur nouvel entourage : j'espère que tu nous raconteras la suite !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire