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Roses

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Le problème, c'est qu'il y a trop d'hommes charmants et que je ne sais pas résister, qu'il faut que j'y aille. C'est plus fort que moi, c'est plus fort que mon succès très relatif. Il faut que j'y aille, ad nauseam, jusqu'à la veste explicite puisque je ne comprend pas les signes avant-coureurs.
Mais ils sont là, tous ces types charmants, à éclore comme des roses tous les matins. Avec leur douceur, leurs rires, leurs blagues, leur assurance pour certains ou leur délicieuse timidité pour les autres. Me rappelant, comme il se doit bien évidemment, mon père et mon frère. J'emmerde Œdipe mais il accompagne décidément chacun de mes pas.
Après J., T., M., C. (bon, très éphémère puisque la veste a été de très belle facture mardi soir), c'est D. maintenant.

J'ai été jouer avec lui au rugby samedi matin (alors que j'avais été boire le fameux verre avec C. juste mardi soir, je suis une incroyable girouette sentimentale). J'ai été une joue…

Juillet

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J'aimerais écrire un texte qui me serve pour le futur, auquel je puisse me reporter dans les semaines et mois à venir pour arrêter de déconner, arriver à me gérer moi-même, arrêter de me foutre dans des situations pas possibles, par ma seule faute, par ma seule sottise, par mon seul égoïsme.
Une sorte de vadecum pour les moments où tout semble disjoncter comme en ce moment.
Je me demande d'ailleurs (pensée bien déprimante) si je n'ai pas fait que semer les graines de tout ce qui se récolte maintenant. Certainement que si d'ailleurs. Tout ça me servira de leçons un jour mais en attendant, j'en bave des ronds de chapeau.
Et en même temps, tout ne part pas à vau l'eau non plus. Quelles amitiés, quels potes, quelles copines, quelle vie ici avec eux, quelles vacances en Italie à raconter n'importe quoi, quelles soirées ciné, quelles soirées jeux, quels matchs de rugby, quelles discussions psychologiques à la mort moi le nœud...Et pourtant je les néglige, je ne …

Que te dire...

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Je sais que je fais n'importe quoi, je sais que je lui mens, que je me mens à moi-même aussi, du reste...Tout en ayant l'impression d'être une personne sincère alors que clairement je suis ces derniers temps la reine du mensonge et de la dissimulation.
Oui, j'étais triste de son peu de disponibilité, de ses atermoiements de ces trois dernières semaines ("c'est trop tôt" puis "c'est trop tard", puis "je peux pas", puis "je suis pas en état" puis plus rien, parce qu'il met 24h à répondre aux textos). J'étais au fond du trou même. Cette horrible sensation poisseuse de la relation qui ne subsiste que parce que je ne le vois chez lui que pour coucher et rien d'autre, ou si peu. Je ne suis pas invitée à son anniversaire, il va à la fête de la musique avec ses amis et à des apéros divers et variés alors que pour moi, il n'est jamais disponible ou presque, physiquement, émotionnellement, intellectuellement.
Alor…

Dimanche aprem

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En ce moment, c'est le dimanche aprem que ça vient. Un affreux coup de blues, un éclair de lucidité sur ma vie, sur la vie. Un éclair de lucidité ou plutôt de confusion en fait, de brume. Rester dans mon lit à pleurnicher comme toutes les personnes déprimées m'atteint encore plus, me blesse presque physiquement, alors j'ai une sorte d'instinct de survie qui me pousse à venir écrire ici. C'est comme la marche, c'est la seule activité qui réactive mon cerveau et chasse, temporairement, la brume de la mélancolie. Et qui permet que j'arrête de saouler la terre entière avec mes histoires. Parce que je sens bien que la terre entière commence à être saoulée par mon nombril qui n'en finit plus d'épiloguer sur lui-même.
Un mot après l'autre, comme un pas après l'autre près du canal, en regardant l'eau. 
Ce n'est pas grave si M. me plaque comme une vieille chaussette (oui, c'est typique du dépendant affectif, ça ! Ce n'est pas fait et…

Aporie

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Heureusement que j'écrivais ne plus vouloir me prendre la tête avec ça, sinon on y croirait pas !

J’arrive même plus à réfléchir rationnellement, à réagir en conséquence, à me prendre en main moi-même.  Je suis trop par monts et par vaux, trop occupée avec des conneries, trop stressée par des trucs à la noix. Je m’en fous de me plaindre ici, d’écrire des horreurs, des stupidités crasses. J’en ai marre d’écouter les autres et de ne pas avoir de temps ou d’espace, non pas pour qu’on m’écoute car je m’en fous qu’on m’écoute, mais pour pouvoir m’écouter moi-même, être au calme, dormir, être bien. 
On arrive à la fin des deux mois fatidiques, la période qui s’ouvre est celle des premières désillusions (et oui déjà), après celle où l’on plaque sur l’autre tous ses fantasmes de fusion et où on le trouve parfait. Alors je ne sais pas si mon image s’effrite dans son opinion (faudrait que je demande à IPSOS), mais en tout cas, ma propre image s’effondre pour moi-même et c'est pas un scoop…

Nothing to forgive

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Je crois qu'il faut arriver à tirer les leçons des expériences passées et des échecs, tel le Lionel Jospin du couple et de la sentimentalité. Tout en mangeant des nouilles trop cuites à même la poêle.
J'ai très certainement un problème de manque affectif (comme tout le monde, mais peut-être pas au même degré que tout le monde) parce que mon père m'a délaissé et m'a laissé avec ma mère qui a fait ce qu'elle a pu mais qui avait d'autres chats à fouetter, dans sa tête et à l'extérieur.
Clairement, tout cela, ce fond diffus cosmologique de l'enfance, rejaillit aujourd'hui dans toutes mes relations mais surtout dans mon, mes couples.  Parce que c'est dans le couple que je peux espérer retrouver quelque chose de la fusion avec ma mère, de cette relation totale. Il n'y a que dans mon couple que je suis aussi proche, notamment physiquement, de quelqu'un comme je l'étais de ma mère quand j'étais un bébé voire quand j'étais dans son vent…

Plainte et complainte

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Je m'en fous d'être trop vieille pour tenir ce genre de discours larmoyant et d’apitoiement sur soi, discours qui sert probablement à rien du reste, mais je m'en bat les couilles et je vais le tenir quand même, et d'autant que les circonstances actuelles de la mort de ma grand-mère font remonter tout ça.
J'en ai marre de ma famille. Proche ou moins proche, ils sont graves de chez graves. Pas tous bien sur, et je sais faire la distinction mais bon sang, quand même, merde.
Mon frère : par principe (?), ne répond jamais aux textos ou autres messages.  - "Tu seras à I. cet été ?" - "..."
- "J'organise un pique-nique le 17, tu veux venir ?" - "..."
Voilà, et ça dure depuis environ 10, 15 ans. Je me souviens de ce nouvel an auquel je l'avais invité, et pour lequel je n'ai eu aucune réponse, ni oui, ni non, ni merde. Qui pardonne à quelqu'un qui ne répond jamais aux invitations ? Même D., j'ai fini au bout d'…